Les risques Inondations passés au crible avec la mairie
Le 17/11/2012

M. le Maire a réuni le mardi 11 septembre 2012 les représentants de l’association Inond’actions et les élus du conseil municipal pour leur communiquer les dernières informations émanant de Réseau Ferré de France (RFF) et concernant la future Ligne à Grande Vitesse (LGV).
L’historique : Le contournement « Nîmes Montpellier » nous en parlons depuis plus de 20 ans ; En mairie les dossiers et expertises se sont accumulés au fil du temps… Ce sujet revenait périodiquement sur la table du conseil au gré des études et réflexions en attente surement d’une opportunité budgétaire… dans les années 90, la nouvelle ligne avait suscité quelques réticences auprès de la population locale mais avec le temps, les appréhensions sur le bien fondé de cette ligne se sont peu à peu estompées…
Les évènements se concrétisent en 2005 avec la déclaration « d’utilité publique », une formalité importante qui signale aux élus et au public que le projet sera bientôt un chantier. L’emprise de l’ouvrage est tracé, il a une longueur de 60kms d’un point à l’autre, sa largeur de 200m permettra l’implantation de la future voie férrée.
En 2012, la société Bouygues décroche le contrat de réalisation de la LGV avec une mise en service prévue en 2017.
Le contexte local :
Physiquement, le tracé de la LGV passera de la commune de Beauvoisin à celle de Vergèze en traversant notre territoire entre le lac de Vestric et le château de Candiac. Il est prévu actuellement que le franchissement de la vallée du Vistre (lit majeur) se fasse en amont du pont de Candiac par deux ouvrages : l’un de 63m pour le Vistre et un autre, dit de décharge de 150m pour le vieux Vistre, l’espace restant entre les deux, soit une centaine de mètres, serait constitué de remblais !
Nos inquiétudes :
Vu la configuration du site, en entonnoir, constituée de deux goulets d’étranglements que sont le pont de Candiac et le canal BRL et vu l’amplitude des crues observées dans le passé il serait tout à fait inconscient et hasardeux d’en rajouter un troisième ! Nous avons tous à l’esprit que lors de la crue de 2005 le pont de Candiac, qui venait tout juste d’être rénové n’a pas résisté à la poussée des eaux du Vistre !
De plus, les études qui définissent le dimensionnement des ouvrages sont « calées » sur une crue de 400M3/s alors que le Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRI) élaboré par la Direction Départementale des Territoire et de la Mer (DDTM) en cours de validation retient 520m3/s !!!